Entre Moscou et l'Oural, vue du train. Photo Philippe Comte, été 2004. "Na prestole" (fresque) - Exposition au monastère Novodevitchi, Moscou - Photo : Elena Jourdan Le cours du Ienissï, dans les monts Sayans - Photo : Elena Jourdan Isba - village de Koultouk - lac Baïkal - Photo : Elena Jourdan "Entrée dans Jérusalem" (fresque) - Exposition au monastère Novodevitchi, Moscou - Photo : Elena Jourdan Un lac dans les Sayans - Photo : Elena Jourdan Isba - Irkoutsk - Photo : Elena Jourdan Lac Baïkal : lieu chamanique sur l'île d'Olkhon - Photo : Elena Jourdan Le lac Seliguer, région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004. Paysage typique - Sibérie- Photo : Elena Jourdan Près d'Ekatérinbourg, le mémorial à la famille impériale. Photo Elena Jourdan
La place centrale de Torjok, région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004. La tombe de Chaliapine - Cimetière du monastère Novodevitchi, Moscou - Photo : Elena Jourdan Isba restaurée - Irkoutsk - Photo : Elena Jourdan Irkoutsk - Photo : Elena Jourdan Lors du concours de lutte traditionnelle "hourej", dans la République de Touva - Photo : Elena Jourdan Le monastère de Torjok, région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004. Krasnoïarsk - Parc naturel "Stolby" - Photo : Elena Jourdan Une église dans la région de Tver. Photo Philippe Comte, été 2004. Isba - Krasnoïarsk - Photo : Elena Jourdan Lac Baïkal - île d'Olkhon - Photo : Elena Jourdan La Moscova à Moscou, monument à Pierre le Grand de Tsérétéli. Photo Philippe Comte, été 2004.

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Marie-Aude Albert : derniers ouvrages à découvrir

samedi 14 mars 2009, par Elena Jourdan


Marie-Aude Albert est agrégée de russe, docteur ès lettres de l’Université de Paris-Sorbonne et licenciée en histoire de l’art.

Elle a consacré plusieurs ouvrages à Sergei Chepik, peintre franco-russe, qui est depuis près de quinze ans salué par la presse comme « un visionnaire fulgurant » et « l’un des plus grands peintres vivants de la Russie ». Cet artiste « inclassable » qui a peint le portrait de Rudolf Noureev et de Margaret Thatcher en 1993, et qui a réalisé pour la Cathédrale St-Paul de Londres La Voie, la Vérité, la Vie, ensemble de quatre toiles monumentales inaugurées en janvier 2005, vit et travaille depuis 1988 à Paris.

Plusieurs autres publications de Marie-Aude Albert sont consacrées à Maximilian Volochine, surtout connu comme poète mais qui fut aussi critique d’art judicieux et un peintre d’une grande originalité. Dans ces trois domaines, il a laissé une œuvre considérable, injustement sous-estimée de son vivant.


Albert_Epiphania

EPIPHANIA, par Marie-Aude Albert et Sergei Chepik,
2008, 180 pages illustrées en couleur, format 27 X 24, reliure en soie noire, dorure à chaud et jaquette couleur, texte bilingue : français et anglais, 49 euros.

Troisième monographie consacrée à la peinture religieuse de l’artiste franco-russe Sergei Chepik, Epiphania se présente sous la forme d’un entretien avec l’artiste.

Les compositions pour St Paul’s sont comme l’aboutissement d’une
inspiration religieuse qui s’est manifestée dès ses années d’études à
Saint-Pétersbourg et qui a produit dans les années 1987-1988 le triptyque Crucifixion, Pietà, Apocalypse, réflexion sur l’histoire tragique de la Russie au XXe siècle, comme le sera en 1999 le polyptyque intitulé la Russie Crucifiée. Elle s’est poursuivie à partir de 1988 en France par des oeuvres proprement chrétiennes comme Golgotha (1989-1996), la Passion du Christ (1990), l’Apocalypse (2002) et la Passion (2004). À son tour, La Voie, la Vérité, la Vie a été le point de départ d’une nouvelle inspiration religieuse qui s’est traduite entre 2005 et 2007 par trois oeuvres majeures : le Prophète, la Rédemption et la Cène.

Pour cet artiste qui connaît bien l’histoire de l’art, la peinture
religieuse est d’abord « l’occasion de se mesurer aux grands maîtres du passé, non par orgueil ou arrogance, mais parce qu’un artiste ne
progresse dans son art qu’en osant affronter des maîtres ». Elle offre
ensuite des « thèmes éternels, universels qui concernent toujours les
hommes d’aujourd’hui et leur parlent du monde actuel ». Elle apparaît
enfin, en ces temps de « christianophobie », comme un genre audacieux, « à contre-courant » des idéologies matérialistes dominantes et du subjectivisme narcissique d’un certain Art dit Contemporain.

Lien vers le site du peintre


Sergei Chepik : De la place Rouge au Moulin Rouge (Œuvres 1994-2001) , Les Éditeurs Réunis, 2006
Format 30 X 25 cm, couverture en toile, 168 pages, 200 illustrations couleur, 38 photos noir et blanc, texte bilingue, français-anglais (ISBN 2-9526636-0-2)

On serait tenté à propos du travail de Chepik de formuler une loi : celle de l’alternance. Nul étonnement donc à voir Chepik, au sortir d’une année de travail sur la Russie Crucifiée, entrer dans les coulisses du Moulin Rouge : " Oui, en septembre 1999, après six mois de tension extrême, d’exaltation mais aussi de souffrance, de travail acharné sur la Russie Crucifiée, j’ai éprouvé le besoin de passer à quelque chose de, disons, plus léger. En achevant cette œuvre gigantesque où j’avais mis tant de réflexions, d’émotions, et d’interrogations souvent douloureuses, j’ai ressenti en moi un grand vide que j’ai cherché aussitôt à combler en retravaillant au pastel des lithographies, une expérience technique plutôt que de pure création, qui m’a néanmoins passionné. Mais, tout au long de ce travail, j’avais l’intuition qu’il me fallait trouver un thème diamétralement opposé à celui qui m’avait absorbé, âme et corps, pendant de si longs mois. " Ainsi d’octobre à décembre 1999, Chepik devint un visiteur assidu du célèbre Moulin du boulevard de Clichy où il trouva parmi les danseurs et danseuses de la troupe un grand nombre de ses compatriotes, ce qui facilita grandement son travail.

La série de toiles et de dessins du Moulin Rouge, étonnante dans la diversité des points de vues adoptés, des styles et des techniques utilisées, s’achève néanmoins sur une vaste composition synthétique, Moulin Rouge (peint en 2001) où l’on reconnaît du premier coup d’œil la manière de Chepik, celle qu’illustraient déjà Nostalgia, le Songe d’une Nuit d’Eté ou la Place Rouge. Une construction rigoureuse et savante où s’inscrit une vision originale à la fois réaliste et fantasmagorique. Une construction et une vision qui étaient curieusement celles du projet d’affiche pour un Moulin Rouge que Chepik ne connaissait pas encore…

De la Place Rouge au Moulin Rouge, la distance peut sembler incommensurable, et le chemin parcouru incompréhensible ! Mais, plus que de rupture, ne conviendrait-il pas de parler de continuité ? Et ne pourrait-on pas dès à présent imaginer que, sitôt les lumières du spectacle éteintes, Chepik plongera dans d’anciennes ou de nouvelles ténèbres ?


Albert_Volochine

Maximilian Volochine, Ecrits sur l’art
Textes traduits, annotés et présentés par Marie-Aude Albert.

Préface de Jacques Catteau.
Éditions Hermann Art (ISBN : 9782705665593)

Descriptif :
Poète, aquarelliste et critique d’art, Maximilian Volochine (1877-1932) a laissé une œuvre considérable, mise sous silence pendant toute la période soviétique, et redécouverte de façon triomphale à la faveur de la Perestroïka. Personnage éminemment charismatique, Volochine a côtoyé à Paris, entre 1901 et 1916, la fine fleur des arts et lettres, cherchant à promouvoir l’art français auprès de ses lecteurs russes. Il analysa ainsi tous les « -ismes » de l’art français, et s’intéressa aussi aux courants artistiques de Moscou et Pétersbourg. Fréquentant assidûment la bohème de Montmartre et de Montparnasse, parcourant sans relâche salons, expositions, musées et ateliers, accompagnant le célèbre collectionneur Chtchoukine chez Picasso, ami de Zadkine, d’Odilon Redon, de Marevna et de Diego Rivera qui fera son portrait, Volochine fut très tôt considéré comme « le plus parisien » des poètes russes, avant de s’affirmer, à partir de 1917, comme le grand poète de la Révolution et de l’Histoire russe.
Par l’universalisme de sa culture, l’éclectisme de ses goûts et son intérêt passionné mais critique pour la modernité, il fut l’un des plus importants représentants de l’Âge d’Argent, cette véritable Renaissance russe brutalement liquidée par la Révolution.
À travers un choix de textes consacrés aux arts plastiques français et russes, la présente anthologie met, pour la première fois, à la disposition du lectorat français les textes d’un des plus grands critiques d’art du vingtième siècle.

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Albert_Volochine2002

Maximilian Volochine, Esthète, poète et peintre (1877-1932)
Des ateliers de Montparnasse aux rivages de Cimmérie
par Marie-Aude Albert
Critiques Littéraires
ISBN : 2-7475-3134-1, Editions L’Harmattan, 2002, 546 pages

Maximilien Volochine est surtout connu comme poète mais il fut aussi critique d’art judicieux et un peintre d’une grande originalité. Dans ces trois domaines, il a laissé une œuvre considérable, injustement sous-estimée de son vivant. La personnalité exceptionnelle de l’homme, il est vrai, a longtemps occulté l’importance du créateur qui a côtoyé entre 1901 et 1916 la fine fleur des arts et des lettres russes et françaises. Un demi-siècle après sa disparition, il est devenu l’un des écrivains fétiches de la perestroïka, de la sortie du totalitarisme communiste qu’il avait décrite, visionnaire, dès février 1917.

Lien vers le site de l’éditeur



La place centrale de Torjok, région de Tver. Photo Philippe Comte, été (...)


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